Accordéon

L’accordéon diatonique est un instrument de musique à clavier, utilisant des anches libres, excitées par un vent variable fourni par le soufflet actionné par le musicien. Ces anches produisent des notes différentes suivant le sens d'action du soufflet (poussé ou tiré), logique dite bi-sonore. Cet accordéon possède une organisation comparable à celle de l'harmonica diatonique, c’est-à-dire organisée suivant une ou plusieurs gammes diatoniques.

Ces deux nuances, bi-sonore et diatonique sont la plupart du temps confondues, de sorte que certains modèles sont appelés diatoniques alors qu'ils ne le sont pas (certains modèles à trois rangées ou à deux rangées et demi sont bi-sonores mais chromatiques). De même il existe des accordéons diatoniques qui ne sont pas bi-sonore comme l'accordéon diatonique russe.

De nombreux modèles existent, et ont été transformés selon les besoins des musiciens au cours de l'histoire. Un modèle est devenu référence de facto. Il est à deux rangées et a été popularisé et standardisé dans les années 1940 par la maison Hohner qui a fabriqué des accordéons (modèle 2915) de façon industrielle en établissant une norme. Paolo Soprani fabricait déjà ce type d'accordéon à la fin du XIXème siècle. Cette norme spécifie d'avoir 2 rangées à la main droite et 8 basses. Chaque rangée est une gamme diatonique. On définit par là le modèle : par exemple sur un modèle sol-do, la première rangée est la gamme diatonique de sol et la deuxième rangée est la gamme de do. Mais d'autres modèles peuvent comporter d'autres tonalités, comme la-ré, do-fa, ré-sol, si b-mi b ou (système dit "système irlandais") si-do, do-do#, do#-ré et ré-ré# Certains modèles comportent trois ou quatre rangées, ce qui permet d'avoir de nouvelles notes qui sont quasiment absentes des deux premières rangées. Les rangées supplémentaires ne sont pas standardisées, mais sont propres à chaque accordéon suivant les demandes du joueur.
On distingue deux façons de jouer : le tiré-poussé qui donne un jeu plutôt détaché et le jeu croisé qui permet de lier davantage les notes. Concernant la main gauche (qui comporte le plus souvent 8 ou 12 basses), celle-ci accompagne la main droite avec un jeu de basses et d'accords. La pratique de cet instrument après avoir accompagné nombre de fêtes traditionnelles et chants marins, est restée très répandue dans le milieu « folk » et offre des musiques très diverses (musique auvergnate, bretonne, italienne, irlandaise, landaise, basque, suisse…)
Comme accordéonistes renommés en Auvergne nous pouvons citer : Charles Peguri et Emile Vacher.

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